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Les origines de Pierre Dugua de Mons
Pierre Dugua est issu dune vieille famille noble de Saintonge. Jean Liebel
(1) a établi la généalogie de
la famille et Jacques Daniel (2) a retrouvé des actes qui permettent
de savoir quau début du XVe siècle, « lillustre
famille Dugua » tenait un fief, le Chatelars, près de Meursac.
À la fin du XVe siècle, Arnaud Dugua, larrière
grand-père de Pierre Dugua, époux de Marguerite de Brémond,
fit construire le château de Chatelars. Les armoiries de la famille
ornent encore la clé de voûte du bel escalier Renaissance
de lédifice.
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| Le château de Chatelars. Photo M.-C. Bouchet |
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| Royan 1606, gravure de Chastillon. Coll. J. Daniel |
On les retrouve aussi à labbaye de Sablonceaux dont Jean,
frère dArnaud, fut abbé, après avoir été
prieur de Talmont. . Le fief de Mons dépendait de la baronnie de
Royan, alors aux mains de Louise de Coëtivy, veuve de Charles de
la Trémoille. Celle-ci le chargea, en 1536, dassurer la défense
des côtes de la baronnie face à un éventuel débarquement
des Espagnols. En 1548, après la révolte contre la gabelle,
au début du règne dHenri II, Loubat Dugua fut chargé
de réceptionner au château de Royan, les armes des révoltés
et les cloches confisquées aux paroisses qui sétaient
rebellées.
Le fils de Loubat, Guy, épousa, à une date non déterminée,
Claire Goumard « et de leur mariage issirent Pierre Dugua, seigneur
de Mons de Royan et Marie Dugua, sa sur
» Quand Pierre
Dugua naquit-il ? La date nest pas connue. Elle doit se situer entre
1540 et 1563. Où naquit-il ? Vraisemblablement au Château
de Mons, près du bourg de Saint-Pierre, dominant le port et la
citadelle de Royan. Le logis de cette époque nexiste plus.
Il fut détruit pour faire place, au XVIIIe siècle, à
lédifice que nous connaissons aujourdhui.
Les guerres de religion avaient éclaté en 1562 et lenfance
de Pierre Dugua fut certainement marquée par les nombreux combats
qui se déroulèrent dans la région, de 1562 à
1576.
1) Pierre Dugua, sieur de Mons, fondateur de Québec. Paris : le Croît Vif,1994.
2) Revue de Saintonge et dAunis, 1997. |